[Test] Muramasa: The Demon Blade

Muramasa CoverMuramasa Intro 2

A l’heure ou les superproductions font un tabac auprès des joueurs du monde entier, certains studios ont décidé de ne pas suivre la tendance en conservant une ligne de conduite très personnelle. Parmi eux, on compte les développeurs de Vanillaware qui ont notamment ébloui tout le monde avec des titres comme Odin Sphere (mars 2008) ou Grimgrimoire (septembre 2007) sur PlayStation 2. Ce studio marque les esprits car il s’est spécialisé dans la 2d de prestige, avec des productions toujours très soignées. Leur dernier projet a commencé à faire tourner les têtes dès l’arrivée des premiers trailers. Le soft arrive miraculeusement en Europe avec le titre de Muramasa: The Demon Blade. Disponible depuis le 13 novembre 2009 sur Wii, ce beat them all (jeu dans lequel il faut combattre des vagues d’ennemis) teinté de RPG (jeu de rôle) qui est édité par Rising Star Games fait figure d’ovni dans le catalogue de la console! Installez-vous confortablement et venez découvrir l’un des plus gros jeux de cette année 2009!

SCENARIO:

Inspiré des légendes japonaises, le titre nous propose un voyage à travers un monde ancestral teinté de mythes, de magie et de poésie. Véritable plongée dans le folklore nippon, Muramasa: The Demon Blade nous propose deux histoires à travers un duo de personnages. Pour commencer, il y a la princesse Momohime qui vient de Narukami. Des bruits courent sur elle et on dit qu’elle serait possédée par des démons. Sa beauté cache un passé sombre qui la conduira loin de sa province natale.

Le second héros est un ninja nommé Kisuke. Son clan l’a banni et il a totalement oublié son passé. Sa quête va le mener sur la piste d’une lame sacrée qui possède une puissance mystique. La soif de pouvoir de Kisuke va l’obliger à entreprendre un long voyage.

Muramasa Characters ==> Deux héros, deux aventures dans un même jeu!

L’amour, la vengeance et l’au-delà sont des thèmes qui sont mis en avant dans Muramasa. L’importance des sabres est également soulignée durant tout le jeu. En effet, les deux histoires nous permettent d’aborder cet univers avec un Å“il différent. La mort prend une part importante dans ce grand périple. C’est avec surprise que l’on découvre un scénario captivant et bien mis en scène à l’aide de dialogues parfois très matures.

Muramasa 1Muramasa 2

REALISATION:

Alors là les petits gars de Vanillaware ont frappé un sacré coup! On ne va pas y aller par quatre chemins: c’est tout simplement grandiose et on peut qualifier ce travail « d’Å“uvre d’art vidéoludique »! Une fois de plus, le studio a choisi de s’appuyer sur une 2d de luxe avec un niveau de détail totalement bluffant! Commençons par les personnages qui possèdent des sprites (éléments animés dans un décor en 2d) extrêmement soignés. Les ennemis qui se dresseront sur votre route disposent d’un design très recherché qui colle parfaitement avec l’ambiance particulière du jeu. On note que les boss sont vraiment démesurés et fortement inspirés du folklore nippon. On regrettera le léger manque de variété au niveau du bestiaire.  Les décors sont,quant à eux, de véritables tableaux dans lesquels nos yeux n’hésitent pas à se perdre. Il y a parfois un nombre assez hallucinant de scrollings (plans) et cela donne une impression de grandeur et de profondeur à l’ensemble. Le soft joue avec les couleurs et nous propose des teintes qui ont été choisies avec justesse. Vous parcourrez des forêts mystérieuses, d’immenses plaines, des villes abandonnées ou encore des sommets balayées par de violentes chutes de neige. Les plus pointilleux pourront reprocher le fait que certains tableaux reviennent plusieurs fois durant l’aventure.

Muramasa Samurai style ==> Un character-design des grands soirs!

Véritable hommage aux bons jeux d’antan, il est impossible de rester insensible à une telle réalisation graphique. L’animation est elle aussi sans accrocs, toujours avec cette envie d’aller plus loin dans le détail (feuilles qui tombent, champs bercés par le vent, héros qui jettent un coup d’oeil furtif lorsqu’il court etc…) . L’aspect artistique est totalement maitrisé et Muramasa nous offre un dépaysement total!

Muramasa 3

GAMEPLAY:

Le jeu est un beat them all qui introduit quelques notions de jeu de rôle. En d’autres thermes, il va falloir dessouder du méchant en sachant qu’il sera nécessaire de passer un peu de temps dans l’inventaire pour gérer ses objets. A la manière d’un Chrono Trigger, plus vous combattrez et plus votre héros gagnera en niveau. La nourriture sera également capitale car vous allez vous préparer des petits plats qui vont vous servir à vous soigner par exemple (restauration du feu vital). La cuisine revient très souvent dans les jeux signés Vanillaware. De plus, il faudra également récolter des âmes qui sont matérialisés sous forme d’orbes vertes. Elles vous permettront de forger de nouveaux sabres. Car oui, le cÅ“ur du jeu réside dans la recherche de nouvelles lames. On en compte un nombre total de 108: certaines sont la propriété des boss et d’autres devront être forgées par vos soins. Les lames des boss vous seront indispensables pour briser les barrières de force qui bloqueront votre chemin. Des villages et des marchands sont répartis dans les provinces pour faire le plein de bonnes choses et mettre la main sur de l’équipement! Il ne faudra pas hésiter à voyager dans les différentes régions, et donc à faire des aller-retours pour tout découvrir. On peut trouver quelques moyens de transports pour se déplacer plus vite.

Muramasa 4

Muramasa Food ==> Un petit casse-croute et c’est reparti!

Du côté des combats, nous sommes sur un système très dynamique. Chaque sabre possède une jauge qui symbolise en quelque sorte l’état de la lame. Plus vous bloquerez des coups et plus elle s’abimera. Une fois vide, le sabre va se briser et il va falloir changer d’arme. L’épée endommagée se réparera d’elle même une fois qu’elle sera ranger dans son fourreau. Nos héros peuvent s’équiper de trois lames différentes et le joueur devra jongler de l’une à l’autre. Le fait de changer d’arme permet de déclencher le « défouraillage rapide » qui touchera toutes les cibles présentes à l’écran. De plus, chaque Muramasa (épée) dispose d’un pouvoir magique qui permet de lancer une attaque qui est généralement très efficace. Coups aériens, frappes au sol, attaques chargées, taille en courant, le titre nous offre un bon panel  de coups pour trancher de la divinité! A la fois subtil et défoulant, le gameplay de Muramasa: The Demon Blade est très bien pensé et il permet de réaliser des combos de furieux. On note cependant que les sauts s’effectuent avec le stick: un point assez déroutant qui diminue la précision de nos cabrioles. Il y a parfois énormément de monde à l’écran et il arrive que le joueur puisse être légèrement perdu dans cette tempête de coups de sabre! Si le combo Wiimote/Nunchuck n’est pas à votre goût, il est possible de brancher une manette Gamecube ou la manette classique. Il faut également remarquer qu’il n’y a pas de vibrations. Malgré ces petites imperfections, le gameplay de ce titre est du pain béni!

Muramasa 5Muramasa 6

BANDE-SON:

Muramasa est orchestré de la plus belle des manières! Parfaitement en accord avec l’univers visuel du soft, la bande-son nous berce sur des rythmes nippons aux petits oignons. On passe d’une piste mystérieuse pour la forêt de bambou, à un thème composé d’instruments à vent pour les plaines. Les sonorités proposées sont vraiment de grande qualité et elles s’adaptent aux nombreuses situations. L’éditeur a eu la bonne idée de conserver les voix japonaises pour le plus grand plaisir des joueurs! Les bruitages lors des différents combats sont eux aussi assez soignés (bruits de pas par exemple). On sent qu’il y a du travail derrière tout ça.

Muramasa Bath ==> Petite escapade dans les sources chaudes pour faire remonter votre feu vital!

DURÉE DE VIE:

Le beat them all n’est pas un genre réputé pour sa durée de vie, mais cette fois-ci, on a droit a du solide! Terminer les deux quêtes vous prendra un peu plus de 20 heures. Vous pouvez dès le début sélectionner Momohime ou Kisuke: vous avez donc le choix pour commencer l’aventure. Le soft nous propose deux modes de difficulté entre Muso (normal) et Shura (difficile). Un mode plus corsé se déverrouille lorsque vous terminez le jeu en mode Shura. Récupérer les 108 sabres vous prendra pas mal de temps et il y a des cryptes infestées d’ennemis à trouver afin d’obtenir des objets qui vous aideront dans votre quête. Il y a aussi différentes fins possibles selon les sabres qui seront en votre possession lors du combat final. Rien à dire c’est du costaud pour un beat them all! On aurait apprécié des petits bonus comme des artworks (dessins) ou un making-of (gourmands nous sommes…)!

Muramasa 7Muramasa 8

CONCLUSION:

Points forts: Une 2d grand luxe, univers profond et maitrisé, gameplay dynamique, bande-son, les boss, durée de vie, son prix

Points faibles: Imprécision dans les sauts, certains tableaux qui reviennent parfois, bestiaire un peu léger, peu paraître répétitif, où sont passées les vibrations?

Vanillaware nous envoie la grosse artillerie avec ce jeu! Reprendre des mécaniques « old school » en y incluant un tas de bonnes idées est un pari gagnant pour le studio indépendant. Proposé à un prix de 40 euros, Muramasa: The Demon Blade est l’un des jeux les plus impressionnants de ces dernières années tous supports confondus. Le titre prouve une fois de plus que les éditeurs tiers sont capables des plus belles choses sur Wii. Achetez le, faites le vous offrir, empruntez le, mais surtout jouez à Muramasa, vous ne le regretterez pas!

Voici un trailer qui illustre parfaitement ce coup de maitre (risque de spoiler sur les boss):

Image de prévisualisation YouTube

En bonus, voici un extrait assez représentatif de la qualité de la bande-son:

Image de prévisualisation YouTube

Muramasa ending

Ciao les amigos et joyeux Noël!

Partager cet article sur vos réseaux sociaux ?
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Print
  • email
  • PDF
  • RSS
  • Twitter

Commentaires

anthon9177 : Bien ton article avec des vidéos à la fin,il est bien fait.A plus. suite
nass : Ouaaa la meuf a la même gueule que la prêtresse du manga Brave 10, les lèvr... suite
waluigi56 : Hey Mumu :) Rien à redire encore sur la qualité de tes articles, t'as pas ... suite
Mugen : Yo Waluigi! Pour le scénario j'ai préféré ne pas trop en dévoiler, j'exp... suite
paul11 : Très bon article ! Comme toujours bien illustré et avec une pointe d'humo... suite
Lloydz : Alors moi je vais pas dire que c'est parfait, loin de là. Alors c'est bien ... suite
sentonbomb : Un bon test comme toujours, je trouve que les screenshots sont bien pour il... suite
Mugen : Yo Lloydz! Tout d'abord cool que tu te manifestes enfin^^. Pour commence... suite
Laurent2709 : Salut Mugen... Personnellement, je suis d'accord avec Lloydz pour la mis... suite

Ajouter un commentaire sur "[Test] Muramasa: The Demon Blade"?




(7 votes, moyenne: 4,43 sur 5)
Loading ... Loading ...

Tags:

Articles similaires :