[Rétro-test] The Legend Of Zelda : Link’s Awakening DX



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Une île inconnue loin d’Hyrule, une jolie autochtone mystérieuse, une prophétie effrayante… The Legend Of Zelda : Link’s Awakening DX (ouf!) va nous embarquer dans une sacrée aventure ! Attachez vos ceintures, ceci est un vol direct sans escales vers l’île de Cocolint…

Avant de commencer le test proprement dit, il me semble nécessaire de raconter un peu les origines du jeu. Link’s Awakening DX, sorti en 1999 sur game boy color, est un remake, ou plutôt une remasterisation de Link’s Awakening, qui lui, est sorti en 1993 sur game boy monochrome, étant par conséquent le quatrième opus de la série . Bien que le but affirmé par Nintendo était de refaire le même jeu en couleur, la version DX a surtout été crée pour corriger le nombre incalculable de bugs/glitches de la première version.

J’ai choisi de rédiger un test sur le remake plutôt que l’original pour une bonne et simple raison : ce dernier est disponible sur la console virtuelle de la 3DS et il est donc accessible très facilement. Cependant, bien que je teste le remake du jeu, je me baserai toujours sur l’original chronologiquement parlant, c’est à dire lors de mes comparaisons avec les jeux précédents.

C’est Pas Link qui prends la mer, c’est la mer qui prends Link

Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer l’intro du jeuavant d’entamer  l’approche du scénario :

Image de prévisualisation YouTube

L’action prends place directement après A Link to the past. Notre blondinet, victime d’un naufrage, est retrouvé évanoui sur une plage déserte par Marine, une jolie autochtone ayant une ressemblance frappante avec la princesse Zelda. Soigné par celle-ci, il recouvre vite ses forces et ne tarde pas à vouloir rentrer chez lui. Pour se faire, Link devra réveiller le poisson rêve, endormi dans son œuf au sommet du mont tamaranch, en utilisant les huit instruments sacrés disséminés sur l’île. Mais il apprendra très rapidement qu’un tel acte ne sera pas sans conséquence pour Cocolint et ses habitants, puisque cela les fera disparaître à jamais…

La trame principale du scénario, le fait que les origines de l’île soient très mystérieuses ainsi que certaines allusions à la mort et à l’au delà (Link sera par exemple hanté par un fantôme qui veut revoir sa vieille maison, ou il devra ressusciter un coq légendaire à partir de ses ossements) donne une certaine dimension onirique et mélancolique du jeu qui à tendance à rompre avec les 3 opus précédents la sortie de l’original. De plus, hormis bien sûr notre héros, aucun ancien personnage n’est de la partie, même si on comprends très facilement que certains habitants de Cocolint font office d’Alter Ego de protagonistes précédents ( Marine fait beaucoup penser à Zelda, par exemple, sans pour autant être une pâle copie).

Marine

La jolie Marine.

La plupart des PNJ secondaires sont d’ailleurs haut en couleurs : on retiendra pêle mêle un crocodile peintre avec un sacré accent italien, Monique la lunatique qui fixe le prix de ses potions à la tête du client, ou encore Tarkin, le père de Marine, aussi maladroit et malchanceux que moi à Mario kart wii. Ce coté un peu atypique du jeu fait en sorte que l’on a tendance à s’attacher beaucoup à la population de Cocolint, sensation d’attachement que l’on retrouvera de la même façon quelques années plus tard dans Majora’s mask.

Par ailleurs, beaucoup de clins d’œil à certains jeux Nintendo, et en particulier super mario bros 2, sont présents. Il n’est pas rare, au détour d’un donjon par exemple, de tomber sur un Maskass, ou un kirby. On croisera même des goombas et des plantes piranha. Un des objets récupérables dans l’aventure est un yoshi, et Wrat, le grand méchant de SMB2, vous enseignera une chanson essentielle pour votre progression. Link sera même accompagné par un chomp durant son voyage ! Et cette liste n’est pas exhaustive… Le fait de ne plus être embrigadé dans Hyrule à permis aux développeurs de se faire un peu plaisir à ce niveau là et c’est tant mieux pour les pauvres geeks que nous sommes.

Coucou toi!Coucou toi!

Gameplay 2.0 Dx edition

Link’s awakening DX ne fait pas que rompre avec l’univers Zelda construit par les opus précédents mais impose aussi de nouvelles bases au niveau du gameplay. Ces bases seront d’ailleurs reprises dans la plupart des Zelda 2D suivants jusqu’à the minish cap inclus.

Link devra donc trouver 8 instruments sacrés pour réveiller le poisson rêve et rentrer chez lui. Chacun de ses instruments se trouve évidemment dans un donjon truffés de monstres et d’énigmes vicieuses ( la population de Cocolint n’ayant pas jugé que les garder à portée de main serait certainement une solution plus profitable pour tout le monde) que vous devrez résoudre pour progresser. Mais, contrairement aux 3 opus précédents ou vous n’étiez pas forcément obligé de faire les donjons dans l’ordre du jeu, link’s awakening DX vous force a terminer chaque niveaux dans un ordre précis. Ce que certains pourraient considérer comme une entrave à la liberté d’exploration est en fait une innovation agréable, puisqu’elle permet d’une part de rendre la difficulté croissante et d’autre part de dérouler le scénario au fur et à mesure du jeu. Le jeu se déroule donc ainsi : Un donjon terminé débloque un événement qui permettra d’ouvrir le donjon suivant, et ainsi de suite.

L’action se visualise en vue de dessus, à l’instar de Zelda 1 et 3. Vous dirigez Link avec la croix directionelle ( comme vous vous en doutiez je suppose, on n’allait pas diriger le personnage en inclinant la console…) et vous utilisez vos objets avec A et B : vous n’êtes par conséquent plus obligé d’équiper l’épée en permanence, comme cela pouvait être le cas avant. Start permet d’afficher l’inventaire et donc de choisir les objets à utiliser, et Select affiche la carte. A noter que pour sauvegarder, il faut appuyer sur Start +Select + A + B, un choix étrange et peu pratique puisque il aurait suffit de mettre une option « sauver » dans l’inventaire. Bref. Vous allez aussi pour la première fois pouvoir combiner les effets de deux objets : Ainsi par exemple, tirer à l’arc tout en posant une bombe vous fera tirer une flèche explosive.

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Phase de jeu en vue de dessus

Il arrive parfois que l’action ne soit plus vue par voie aérienne mais bel et bien en scrolling horizontal, un peu comme à la Adventure of link, quand vous rentrez dans un tunnel par exemple. Durant ces phases faisant plus honneur au genre plate-formes qu’au genre aventure, votre adresse sera souvent mise à rude épreuve, l’utilisation de la plume de roc, grande nouveauté de cet opus, pour sauter par dessus les pics ou autres puits de lave sera grandement mise à contribution durant ces phases.

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Phase de vue de coté, à la Adventure Of Link

En plus de l’exploration et la résolution des donjons, Link’s awakening inclut dans la série pour la première fois le système des échanges dans le but d’obtenir un objet important. Le principe est très simple : Vous obtenez en début d’aventure une peluche que quelqu’un désire. Vous échangerez donc cette peluche contre autre chose, que vous échangerez a nouveau, etc… Trouver qui désire chaque objet dans l’univers assez vaste de Cocolint est un challenge intéressant.

Enfin, une petite innovation  qui n’a jamais été réutilisé dans les opus suivants: l’apparition du fragment de force et du gland. Il arrive que, lorsque vous tuez des ennemis, un de ces deux objets apparaissent. En plus de faire retentir une jolie musique, Le fragment de force décuple la puissance des coups d’épées de link ( envoyant valser ses ennemis dans le décor) tandis que le gland diminue de moité les dégats subis. Leur effet continue jusqu’a ce que link subisse 3 attaques. Assez fun.

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Le jeu repose toujours sur la collecte d’items.

Designed for Game boy Color ®

Un des plus beaux jeux de la game boy color est entre vos mains ! L’arrivée de la couleur n’a fait qu’embellir un soft déjà magnifique et resplendissant de vie. Les personnages sont facilement reconnaissables et assez animés, et les quelques ersatz de cinématiques ponctuant le jeu sont très bien réalisés. Pour ce qui est de la musique, elle est encore une fois très réussies pour notre petite portable. Certains thèmes sont même restés dans la mémoire des fans, comme la ballade du poisson rêve, qui a eu l’honneur d »avoir été remise au goût du jour dans le CD audio vendu avec l’édition limitée de the legend of zelda skyward sword.

La taille de la map est généreuse, sans compter les innombrables passages secrets a découvrir pour obtenir touts les bonus possibles et finir le jeu à 100 %.

Map zelda

Carte de l’île Cocolint ingame

La durée de vie qui s’ensuit est très bonne pour un jeu game boy : comptez 20 heures de jeu pour la trame principale et le double si vous voulez récupérer tout les quarts de cœurs/ Bonus cachés.

Comment ça, il est pas frais, mon poisson rêve ?

Le seul gros défaut de Link’s awakening DX est son manque de nouveautés comparés à l’original. Certes, le jeu est maintenant en couleur, mais ceci n’apporte guère d’éléments probants si ce n’est un demi donjon extremement facile vous permettant de changer la couleur de la tenue de Link, et l’apparition d’un photographe qui viendra prendre Link en photo aux moment clés de son aventure. Pour la petite histoire, sachez que ces photos étaient imprimables via le Game boy printer, un accessoire un peu gadget qui permettait de restituer sur papiers certains éléments du jeu.

Comme je l’ai dit précédemment, la véritable raison d’être du remake consiste à corriger touts les glitchs/ Bugs dont souffrait la première version.

Malgré ce petit point noir dans un monde de couleur, Link’s awakening DX reste un must-have de la console et un des meilleurs Zelda de tout les temps. Que ce soit de par son scénario et ses personnages si attachants, sa réalisation magnifique pour notre petite portable, ou son gameplay parfait, il saura conquérir tout types de joueur.

Cependant, le jeu devenant de plus en plus difficile et certains passages du scénario pouvant être parfois un petit peu tristes et/ou dérangeants, il est souhaitable pour les plus jeunes d’attendre d’avoir la maturité nécessaire pour jouer à Link’s Awakening DX. :)

Bonus : La ballade du poisson rêve

Image de prévisualisation YouTube

C’est ainsi que se termine le test de ce jeu légendaire qu’est pour moi The Legend Of Zelda : Link’s Awakening DX, puisqu’il s’agit de mon tout premier Zelda. Si vous êtes intéressés par son acquisition, sachez qui est disponible à 8€ sur la console virtuelle de la 3DS. Le jeu ayant eu un bon succès lors de sa sortie, vous le trouverez aussi sûrement dans votre magasin d’occasion favori si vous avez encore une game boy en état de marche.

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04jan