Test Landstalker et le trésor du Roi Nole



landstalker-boite

Dans le petit monde des jeux d’action aventure, la Super Nintendo a eu son Zelda 3, et de son coté la Megadrive a eu son Landstalker. Ce dernier ne possède pas la même aura que son homologue de chez Nintendo, mais en est-il pour autant moins bon ? Et bien tentons de répondre à cette question en allant voir ce que jeu a dans les entrailles!

Landstalker intro
Un petit vol vers Mecrator

Vous incarnez Ryle, un chasseur de trésor émérite. Après avoir bravé des dangers diaboliques, l’aventurier se rend à kalva harbor pour vendre sa dernière prise. Quand tout à coup, soudainement, une succube l’implore, en lui promettant de lui révéler l’emplacement du légendaire trésor du Roi Nole, de la sauver de brigands qui veulent eux aussi cette précieuse information. Et voilà partis nos deux pillards pour le sommet de l’île de Mercator, pour y dénicher leur pactole tant convoité, mais bien sûr, les choses ne se passeront pas comme ils l’auraient voulu et tombent dans un piège. Du coup ils tombent de leur perchoir et atterrissent dans un coin paumé de l’île. Nos compagnons d’infortune, n’ont alors qu’une idée en tête, trouver le chemin qui les mènera au trésor. Cela ne casse pas de briques à première vue mais heureusement rapidement au cours du jeu le scénario va s’enrichir avec quelques rebondissements. Le tout est bien rythmé malgré une certaine répétitivité au niveau de la construction qui respecte toujours le même schéma, on arrive dans une ville et on y apprend qu’il se passe des trucs louches, pour les régler on nous débloque l’accès à ce que l’on pourrait appeler un donjon si l’on était dans un zelda. Après être parvenu à la fin de celui-ci et par conséquent réglé les problèmes du village, l’accès à la ville suivante se débloque et rebelote une fois que l’on se rend dans cette nouvelle ville. Le scénario, assez adulte, est un vrai point fort du jeu, il embarquera le joueur pendant la quinzaine à vingtaine d’heures que durera le titre. Mais cette qualité est aussi un défaut, car autour de l’aventure principale, il n’y a rien d’autre, pas de véritables quêtes annexes ce qui rend le titre très linéaire.

Landstalker map
La carte assez vaste de l’île

Dans l’intro du test, j’ai comparé landstalker à Zelda 3, mais leur seul point commun est que ce sont tous les deux des jeux action-aventure, mais niveau du gameplay c’est loin d’être la même ! Ne vous attendez pas à balancer votre boomerang ou quelques bombes… Votre seule arme durant toute l’aventure sera votre épée. Mais les combats parviennent tout de même à être assez intéressants, grâce à l’IA des ennemis qui peut parfois bien surprendre. De base ces horribles orcs, squelettes ou hommes lézards vous fonceront bêtement dessus, mais lorsqu’un obstacle les empêche de vous occire, ils vont le contourner, ou même reculer pour mieux vous pourfendre ! Mais malgré ça on est tout de même forcé de reconnaître que le tout est répétitif à la longue. Vous aurez aussi des phases de plates-formes utilisant la 3D isométrique. Dans ces phases, il vous faudra évaluer correctement la position des décors par rapport à vous avant de vous lancer, ce qui est loin d’être évident parfois, d’autant plus que le maniement demande un bon temps d’adaptation pour être bien maîtrisé. Ces passages sont assez frustrants parfois et votre patience sera mise à rude épreuve! Pour finir parlons d’une troisième phase importante du jeu, les énigmes. Elles sont assez variées. Certaines sont assez classiques, tuer tous les monstres d’une salle, appuyer sur des interrupteurs dans le bon ordre. D’autres assez imaginatives, comme manipuler l’IA des ennemis pour ouvrir une porte qui se referme dans la seconde après avoir déclenché l’interrupteur, emprunter des passages cachés par la perspective du décor.

Landstalker plate forme
Une des diaboliques phases de plates-formes

Poursuivons par l’aspect visuel du titre, je ne vous laisse aucun suspens en vous disant directement que le jeu est très beau, coloré et détaillé. Néanmoins bien que la carte du jeu soit très vaste, on ne parcourt qu’assez peu d’environnements ce qui est assez dommage, d’autant plus que le manque de diversité s’applique aussi au bestiaire qui est peu fourni. En ce qui concerne les musiques, le même constat que pour les graphismes s’impose… chaque thème est lié à un environnement ou une situation, une musique assez épique lorsque l’on se balade à l’extérieur, assez joyeuse et entraînante dans les villes, lugubre dans les donjons etc… Tous les thèmes sont bons et bien réalisés pour de la Megadrive qui est pourtant connue pour ses lacunes au niveau du processeur sonore.

landstalker piano
Un petit tour au château de Mercator

Landstalker fait donc partie de ces jeux d’aventure que l’on oublie pas, même si son manque de variété comparé à un Zelda 3 peut rebuter plus d’un joueur, il se dégage du jeu une ambiance vraiment sympathique le tout donné dans un magnifique emballage graphique. Un titre à posséder absolument pour ceux qui ont la Megadrive dans leur collection.

En petit bonus une vidéo pour expliquer concrètement le gameplay
Image de prévisualisation YouTube

Merci d’avoir lu et la prochaine pour un autre test.

Be Sociable, Share!
22déc